Evaluation des élèves T1

Dans les derniers jours de 2012, les 5° ont pris le temps de réfléchir sur leur pratique artistique avec Sandrine, Sibel et Franck.

Voici quelques unes de leurs réactions :

Avec Franck, je sais mieux inventer des mots à base de syllabes ; avec Sandrine et Sibel, j’ai appris à inventer une langue que je maîtrise.

J’ai détesté les moments où on faisait les langues, car ça me mettait mal à l’aise… Mais j’ai adoré quand on a montré ça à Madame Defranoux.

J’ai appris à ne pas rigoler quand il ne faut pas rire sur scène ; je réussis maintenant à me concentrer sur scène.

J’ai aimé l’atelier écriture avec Franck, plus particulièrement le travail avec les syllabes que nous avions découpées dans les magazines.

Avec Sandrine, nous découvrons ce que nous pouvons faire à l’aide de notre voix. Chacun a inventé son propre langage.

J’ai appris à maîtriser ma peur, à parler fort et distinctement, à me concentrer, mais aussi à ne pas avoir honte de ce que je fais avec mes propres moyens.

J’ai aimé les activités avec Sibel : le jeu du miroir, le rythme… J’ai bien aimé jouer devant les adultes, car ça m’aide à devenir moins timide. Maintenant, je sais parler devant tout le monde sans avoir peur et sans hésiter.

Au début, j’ai détesté faire des bruits devant tout le monde ; j’ai aimé écrire avec Franck et aussi les échauffements avec Sibel et Sandrine. Il faut que le projet continue !

Quand on travaille seul et que l’on passe devant tout le monde, on a un peu le trac ; et quand on passe en groupe, on a moins le trac.

Avant que je rencontre les artistes, j’étais souvent bloqué, c’est-à-dire que je ne m’exprimais pas comme je voulais. Maintenant, j’ai appris à me concentrer ; ce que j’aime les mardis après-midi, c’est que c’est le seul moment où on peut vraiment se lâcher et être décontracté.

J’ai aimé quand on écrivait les poèmes en début d’année en complétant entre les mots.

Je n’ai rien détesté : j’ai aimé faire nos langues et les dire à voix haute. J’ai appris à être calme et dans ma bulle ; je dois avouer que j’étais un peu agité… Mais j’ai beaucoup appris !

Au début, quand on m’a parlé du projet rythme, ça ne me disait pas trop ; mais au fur et à mesure des séances, j’ai commencé à aimer ; je sais écrire des poèmes, rester zen, travailler ma voix.

J’ai aimé aujourd’hui le travail en groupe avec le passage dans les bureaux, même si je l’avoue, j’avais la trouille !

J’ai appris à exprimer ma voix, à coordonner mes mouvements, à être bien ancré dans le sol ; j’arrive à être un peu moins timide.

Avec Sibel, nous avons appris à lâcher les mots que projetait notre corps, ce qui nous faisait le plus grand bien ; avec Sandrine, les mots sortaient de notre bouche et aussi notre propre langue.

J’aime bien quand on travaille notre langue : on dirait qu’on se comprend et qu’on communique dans un autre monde.

Je n’ai pas aimé écrire ma propre langue parce que c’est long et ennuyeux ; mais le projet m’aide à être moins bavard en cours et à avoir plus confiance en moi. J’ai adoré représenter ma saynette devant l’administration.

Grâce au projet, j’arrive à écrire des poèmes, à parler dans une langue nouvelle que j’ai faite moi-même. Mais parfois c’est fatiguant de rester debout.

Au début, je trouvais ça nul, sans intérêt, mais après 3 mois :

-      On rigole bien

-      On complète des poèmes

-      On écrit des textes dans notre langue inventée

-      Et plein d’autres choses que je ne peux pas dire car je n’aurai plus de place…

Je ne savais pas avant de rencontrer les artistes qu’on pouvait dialoguer dans une autre langue et s’amuser en travaillant. Je trouve que nous avons de la chance d’avoir des artistes et de travailler avec eux. Ce qui me gêne, c’est de passer devant tout le monde, car j’ai peur, mais maintenant, je n’ai presque plus peur. J’ai aussi appris à arrêter de rigoler et à me calmer ; je bavarde moins que d’habitude. J’adore le projet rythme et j’ai envie que ça continue.

Trio de poème d’Anaïs INACIO

 

Celui qui parle, c’est toi

Celui qui rigole, c’est moi
Regarde-le bien, ce n’est que un sourire au bout des lèvres
Et un ciel tout au fond des yeux

Aucun arbres que un jardin.. Il y a l’ombre qu’il faut.

Ni le fruit qu’on attend ni celui qu’on veux.
Je sillonne les fleuves et les forêts
Les bois enchantés du soir, les chiens aboient
Et les personne parle de tout et de rien,

Je marche d’un pas léger
Dans les nuages.
Il s’étonner d’être heureux ici ou là-bas.

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La nuit se penche sur la terre, sur les arbres.
Lentement elle ouvre son parachute
Et ce lance au dessus des nuages
Et elle se sent bien,

C’est une merveilleuse période de ma vie.
C’est ca qui vous donne ce que vous voulez
Et vous donne envie de vous relevez !

Allez ne restez pas à terre, relevez-vous pour avancer !

Loin très loin trop loin dans les airs
Sommeillent des chouettes qui parle des mots ;
Des paroles improbables des vies en danger
Et des silences sur mon village.

Il tombe encore de haut..
Elle reste posée sur les genoux.

 

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La main de l’homme

sous le matin levant et les blancs nuages

Le soleil, du silence sur une colline, un mouette, des femmes
qui veillent sur les danseuses

la danse, une passion.
Sous le crépuscule on danse

un œil, noir nous guette

derrière des pierres grises.

 

Les matins sans musique c’est comme un carnaval de nuages déguisés en pluie.
Derrière un mur, des jambes, des bras, une rumeur glisse et ils s’abreuvent d’eau et de rêves.

La robe blanche, sur des toits orangés

dessine à l’infini dans un tableau

un nouveau jour se lève

Le rayon de ma vie se réveille.

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